Cette fois, ça y est, nous sommes installés dans notre Tupolev. La course est terminée et il ne nous reste plus qu'à nous préparer à un vol qui nous semblera interminable ( en gros 6 heures), tout en nous accommodant du confort spartiate de l'avion. A ce sujet, si vous faites plus d'1m70 vous aurez des soucis...vous oubliez aussi les films et autres divertissements, là, on est plus proche de la caravelle que du 747...
A courir dans un sens et le soleil dans l'autre, on a un peu l'impression que la nuit ne tombe jamais (c'est peut être vrai, d'ailleurs). Le personnel de bord nous apporte les repas ( fish or chiken ? étiquette rose ou jaune, c'est selon...), à ce qui peut nous sembler toutes les 2 heures (mais c'est peut être vrai aussi).
Finalement, après s'être tournés et retournés dans tous les sens sur nos fauteuils, on arrive au dessus d'Oulan Bator au lever du jour. Une boucle autour de l'aéroport permet de voir une ville assez étendue, entourée de hautes collines. Au premier regard, on pourrait croire à des centrales nucléaires en pleine ville (pas très rassurant), mais non, ce sont en fait les usines d'eau chaude ( elles fournissent aussi le chauffage, il y en a 3).
Les roues touchent le sol, les réacteurs hurlent et...tout le monde applaudit ! Là il y a un petit moment de doute quand on ne connaît pas la tradition....
Au roulage on peut voir, garés bien sagement sur le bord de la piste, quelques gros hélicoptères dont certains portent encore l'étoile rouge, ambiance
L'avion s'arrête, et déjà pas loin d'un tour de cadran depuis le départ, mais on y est !
Reste à passer le contrôle, récupérer les divers valises et cartons et à passer la douane. Ces cartons, d'ailleurs, ne manqueront pas d'éveiller la curiosité des douaniers (non monsieur, on n' ouvre pas l'emballage stérile pour voir ce qu'il y a dedans !), mais tout rentre dans l'ordre avec l'intervention d'Anjlaï et de Bat Orgil qui nous attendent.